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Ségolène DELAMARE

L’OPUS VITTATUM ET L’OPUS MIXTUM À LUTÈCE ET DANS SES ENVIRONS :
approches chronologiques et spatiales

 

Résumé

L’opus vittatum et l’opus mixtum sont deux modes de construction romaine en petit appareil. S’ils connurent tous les deux un essor conséquent sur le territoire des Gaules, les modalités et les raisons de leur diffusion, de leur adaptation et de leur évolution n’ont, jusqu’ici, jamais fait l’objet d’études particulières. L’objectif de ces recherches était alors de révéler leur répartition spatiale ainsi que leur chronologie à Lutèce et dans ses environs. Dans la région, ils apparaissent au cours du Ier siècle où on les observe à la fois en milieu rural, périurbain, mais plus spécifiquement en contexte urbain. Ces types de constructions se développent grâce à leur rapidité de mise en œuvre et leur adaptabilité aux ressources locales. À partir du IIIe siècle, les élévations en opus vittatum et en opus mixtum se font plus rares. Ces deux techniques de construction disparaissent alors progressivement au cours du IVe siècle.

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Christian PIOZZOLI
avec la collaboration de Véronique PISSOT et Sylvain DUCHÊNE

UN PROBABLE SANCTUAIRE DE CONFINS GALLO-ROMAIN
AUX MARGES DES CITÉS CARNUTE, SÉNONE ET PARISII :

"la Cave Sarrazine" à Souzy-la-Briche (Essonne)

 

Résumé

Entre 1865 et 1912, plusieurs mosaïques polychromes du Haut-Empire furent mises au jour au lieu-dit "la Cave Sarrazine" à Souzy-la-Briche (Essonne). Celles-ci décoraient un vaste balnéaire gallo-romain dont les vestiges ont été entrevus en sondage ainsi qu’en prospection aérienne. Un bâtiment de plan circulaire (édifice cultuel ?) ainsi qu’un aménagement hémisphérique (édifice de spectacle ?) complètent cet ensemble qui s’étend sur près de 20 ha. Il pourrait s’agir d’un sanctuaire de confins carnute établi à partir du Ier siècle de notre ère, face aux cités des Parisii et des Sénons, le long d’une voie reliant les riches terres du plateau beauceron à la vallée de la Seine.

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Alexy DUVAUT-ROBINE

UN HABITAT RURAL DU VIe AU XIIe SIÈCLE
AUX CONFINS DU PAYS DE FRANCE ET DE LA GOËLLE :

résultats de la fouille de la "Barogne 8" à Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne)

 

Résumé

Un établissement ou site alto-médiéval du VIe au XIIe siècle a été repéré dès la fin des années 1980 par une campagne de prospection pédestre sur l’emprise du futur TGV Nord-Picardie à Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne). Les diverses opérations d’archéologie préventive réalisées depuis ont permis d’estimer son emprise à une surface minimale de 5 ha. Cependant, la difficulté de reprise de certaines données, compte tenu de l’ancienneté de plusieurs interventions, n’a pas rendu possible la réalisation d’un travail de synthèse. La présentation, dans cet article, des résultats de la fouille de la "Barogne 8" menée en 2009 aura ainsi pour objectif d’illustrer les grandes tendances d’évolution de ce site, par la mise en valeur de l’essor d’une unité agricole et domestique observée sur deux secteurs distincts de 12000 et 5000 m². De manière plus large, cette étude permet d’enrichir notre connaissance de l’occupation du sol dans ce secteur situé aux confins du pays de France et de la Goëlle, durant le haut Moyen Âge.

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Caroline CLAUDE

DEUX ENSEMBLES CÉRAMIQUES DE LA FIN DU MOYEN ÂGE
DÉCOUVERTS À PARIS (1er ARRONDISSEMENT)

 

Résumé

Lors de la fouille menée à Paris rue de Rivoli en 2009, deux structures excavées, une fosse et une latrine, ont été mises au jour à l’arrière d’une parcelle occupée à partir de la fin du Moyen Âge par l’hôtel de Ponthieu. Elles comportent des assemblages de récipients datés des XIVe et XVe siècles. Ils se composent d’ustensiles destinés à la préparation (poêlon, jatte) mais aussi au service de table (coupelle, pichet) ainsi que des récipients servant à la cuisson (coquemar, marmite tripode). Quelques-uns présentent des défauts de fabrication parfois importants témoignant ainsi de la proximité d’un atelier de fabrication de poterie. La comparaison de ces deux assemblages montre que le premier est encore inscrit dans une tradition médiévale avec quelques récipients innovants alors que le second offre un répertoire de formes bien différent, caractéristique de l’Époque moderne.

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Catherine BRUT, Benoît CLAVEL, Jean-François GORET

VIE QUOTIDIENNE ET ARTISANAT AU MILIEU DU XIVe SIÈCLE :
la cave du 34 rue Greneta, 11 impasse Saint-Denis à Paris (2e arrondissement)

 

Résumé

Une cave médiévale a été mise au jour à l’intérieur d’un ancien bâtiment industriel accessible en fond de parcelle du 34 rue Greneta, dans le 2e arrondissement de Paris. Reconnue dans sa partie orientale lors de la fouille de sauvetage, elle était limitée par trois murs montés en pierres calcaires et lissées intérieurement au plâtre. Le remblai a livré un mobilier homogène : terre cuite, céramique, verrerie et ossements animaux liés à la consommation carnée et à une activité artisanale. L’abandon de cet ensemble intervient vers le milieu du XIVe siècle et correspond à l’évolution du quartier liée aux modifications que connait Paris sous le règne de Charles V.

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Laure PECQUEUR, Valérie DELATTRE, Alexandra MONDOLONI  avec la collaboration de Paul BRUNET

UNE STRUCTURE ATYPIQUE DU NÉOLITHIQUE RÉCENT :
la sépulture individuelle à crémation de Mours "Le Derrière des Moulins" (Val-d’Oise)

 

Résumé

Dans la partie nord d’une vaste emprise archéologique diachronique située à Mours "Le Derrière des Moulins" (Val-d’Oise) a été mise au jour une structure de combustion inédite (FR.7) ayant livré des ossements humains incinérés (1860 g répartis en 3 "amas" distincts). Le lieu de crémation et d’ensevelissement ultime sont les mêmes malgré un court déplacement des restes humains. L’ensemble a été recouvert, sans doute protégé, scellant cette utilisation funéraire avec manipulation des esquilles dans une proximité immédiate. Outre que l’étude de cette structure livre une série de gestes funéraires fortement codifiés pouvant être décryptés malgré la forte érosion générale, la datation radiocarbone d’un échantillon osseux appartenant à une séquence chrono-culturelle (Lyon 11052-GrA : 4380±40 BP, calibré 3100-2903 av. J.-C.), où ce type de pratique autour du cadavre brûlé demeure encore très largement inédite.

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ISSN : 2101 - 3608    Ξ    Mise à jour : 10 juin 2019   Ξ    Mentions légales