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Marie-Pierre RUAS avec la participation de Bénédicte PRADAT

LES PRODUCTIONS AGRO-PASTORALES DU HAUT MOYEN ÂGE
AU MESNIL-AUBRY (VAL-D’OISE) :

étude carpologique de "La Croix Verte / La Chapelle"

 

Résumé

L’étude présente les assemblages carpologiques de l’occupation rurale, entre le VIIe et le XIe siècle, au Mesnil-Aubry. La majorité des échantillons provient des comblements secondaires de fosses. En plus de nombreuses semences carbonisées, certains contenaient des agglomérats de paille brûlée, d’autres quelques graines minéralisées. Les principales plantes cultivées attestées sont le seigle, le froment, la vesce et le pois suivies par l’orge vêtue, l’avoine, le lin, le chanvre, la lentille et la féverole. Aucune association culturale entre les céréales n’est révélée, mais des mélanges entre les restes d’avoine et de vesce paraissent récurrents. Les déchets céréaliers de décorticage montrent le rôle polyvalent de la paille de seigle pour l’habitat et l’élevage. Le contenu d’une vidange de four, riche en résidus de criblages fins de céréales, récuse une fonction de séchoir à grains. Plantes cultivées et cortèges de plantes sauvages du Xe-XIe siècle éclairent un système agro-pastoral à cycle probablement complexe.

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Ivan LAFARGE, Isabelle CAILLOT

PREMIERS RÉSULTATS DES SURVEILLANCES ARCHÉOLOGIQUES
DE LA RESTAURATION DE L’ÉGLISE SAINT-SULPICE D’AULNAY-SOUS-BOIS
(SEINE-SAINT-DENIS)

 

Résumé

La restauration de la partie médiévale de l’église Saint-Sulpice d’Aulnay-sous-Bois a bénéficié d’un suivi archéologique pendant les deux ans qu’a duré le chantier. Cette opération a permis de localiser et de dater les différentes phases de chantier, d’identifier la provenance des matériaux de construction d’une part, d’étudier les marques de tailleurs du chantier du XIIe siècle d’autre part et de proposer une restitution du volume bâti de cette époque, même si il semble que l’ambitieux projet architectural d’alors n’a pas été achevé. Enfin, cette surveillance a permis la redécouverte des chapiteaux du XIIe siècle qui méritent à eux seuls une étude complète.

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Fabienne RAVOIRE

ÉTUDE D’UN ENSEMBLE DE CÉRAMIQUES DU XVIe SIÈCLE PROVENANT
D’UN DÉPOTOIR DOMESTIQUE À IVRY-SUR-SEINE (VAL-DE-MARNE)

 

Résumé

Cet article présente un lot de vaisselle en céramique retrouvé dans un dépotoir domestique du XVIe siècle à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il permet d’appréhender le type de vaisselle en usage aux abords de la capitale, dans un secteur encore peu documenté pour cette période. Très largement composé de vaisselles culinaires parisiennes (des pots à cuire à une anse dits "coquemars" et surtout des marmites), ce dépotoir a également livré d’autres objets qui, de la lampe à huile à la mangeoire à oiseau, témoignent d’usages domestiques variés. Une importante quantité de vaisselle de table destinée au service des boissons, composée de pichets, coupelles et gourdes, essentiellement en grès du Beauvaisis, complète cet ensemble de céramiques.

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Christian PIOZZOLI

UN SONDAGE ARCHÉOLOGIQUE DANS LA PROPRIÉTÉ
DE RODIN À MEUDON (HAUTS-DE-SEINE) :

1951 ou la disgrâce des plâtres

 

Résumé

En 1994, un sondage archéologique mené dans l’ancienne propriété de Rodin à Meudon (Hauts-de- Seine), a permis la mise au jour de nombreux éléments de sculptures en plâtre. Ceux-ci, issus de la production du maître, ont été pilonnés en 1951 à la demande du musée Rodin. Cette destruction est une illustration du discrédit dont souffraient les sculptures en plâtre au milieu du XXe siècle.

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Paul CELLY

LE PREMIER BASTION DE L’ENCEINTE DE CHARLES IX
dite des "Fossés Jaunes", musée de l’Orangerie, Paris 1er

 

Résumé

Des travaux effectués à l’occasion du réaménagement du Musée de l’Orangerie à Paris ont permis d’étudier le plus ancien tronçon de la cinquième enceinte de Paris dite "Des Fossés Jaunes". Le front occidental de cette muraille bastionnée, construite en deux temps (dans le dernier tiers du XVIe siècle et entre 1632 et 1647), reliait l’extrémité occidentale des Tuileries à l'ancienne fortification de Charles V. Une soixantaine de mètres de cette enceinte, jusque-là très mal connue, a été mise au jour. Elle est constituée d’un large fossé, d’une muraille en pierre chaînée à des contreforts et d’une épaisse levée de terre. Un bâtiment postérieur, adossé au rempart, a également été découvert. Il s’agit probablement de la maison de Gilles Renard qui transforma le bastion en jardin d’agrément dans les années 1630.

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Comité de lecture du numéro 9 - 2016

Frédérique BLAIZOT, Cnrs, Umr 5199 - PACEA

Roberta CORTOPASSI, Ministère de la Culture, C2RMF

Alain FROMENT, Musée de l’Homme

Michael ILLETT, Université Paris 1 / Umr 8215 - Trajectoires

Frédéric LEBLANC, Ministère de la Culture, C2RMF

René LEGOUX

Chantal LEROYER, Université Rennes 1 / Umr 6566 - CReAAH

M. MARTIN, Université de Provence / Cnrs, Umr 6125

Sandrine MOUNY, UPJV Amiens, Laboratoire TRAME

Patrick PERIN, Musée d’Archéologie nationale

Fabienne RAVOIRE, Inrap CIF / Umr 6273 - CRAHAM

Frédérique VALENTIN, Umr 7041 - ArScAn

PARTENAIRES

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ISSN : 2101 - 3608    Ξ    Mise à jour : 10 juin 2019   Ξ    Mentions légales